La force citoyenne en action

samedi 25 février 2012

Heuliez sauvé

Présente mercredi 30 juin à 11H au Tribunal de commerce de Niort aux côtés des représentants des salariés d'Heuliez, Ségolène Royal s'est réjouie du choix du repreneur, le groupe français Baelen Gaillard Industrie couplé aux groupes allemands ConEnergy et Kohl.Cette offre permet de sauver 485 emplois, dont 152 dans la nouvelle entreprise Mia Electric.

Sur place, Ségolène Royal a déclaré : "C'est un des plus beaux jours de ma vie politique car j'ai eu le courage de faire entrer la Région au capital d'une entreprise et d'empêcher ainsi sa disparition. Plus que jamais, nous croyons en l'avenir de la croissance verte et du véhicule électrique. Je salue le courage des salariés qui ont tenu bon dans ces difficultés. Depuis trois mois, j'ai rencontré les repreneurs et personnellement veillé à la crédibilisation du projet industriel et aux maintien de cette usine dans la région, à Cerizay. Heuliez va repartir sur des bases solides avec des financements réels et va pouvoir créer des emplois avec la montée en puissance de la voiture électrique. Le Région maintient sa participation au capital d'Heuliez. La Mia, premier véhicule électrique produit en Europe, sera commercialisable en juillet 2011. Ce combat, difficile mais victorieux, prouve que la France peut devenir une grande puissance industrielle écologique et je suis très heureuse, avec la Région que je préside, d'en faire la démonstration. Il s'agit encore là de la politique par la preuve."

Miser sur la croissance verte

Dès le début d’après-midi, Ségolène Royal a assisté à l'assemblée générale d'Heuliez dans l'usine de Cerizay, en Deux-Sèvres. A 15h00, elle signait le nouveau pacte d'actionnaires avec les nouveaux repreneurs, d'une part le groupe BGI qui reprend les activités traditionnelles d'Heuliez, notamment dans l'emboutissage et la carosserie; d'autre part la société MIA Electric et le groupe Kohl, représentés par Oliver Buisick, qui rachètent la partie dédiée au véhicule électrique.

L'ensemble des partenaires s’est réjoui de ce nouveau pacte :" Il ne faut pas oublier que chez Heuliez les véhicules électriques étaient un projet il y a deux ans, que c'est devenu une société grâce et sous l'impulsion de la Région Poitou-Charentes.» a déclaré Arnaud Marion, président par interim d'Heuliez Véhicule Electrique.

La Région Poitou-Charentes est actionnaire à hauteur de 31% de la partie Heuliez Véhicule Electrique, pour un montant de 5M€. Elle est la première Région à entrer au capital d'une grande PME, afin de défendre l'emploi et le savoir-faire des salariés et d'être en pointe sur la croissance verte.
Sur le dossier MIA Electric – Con Energie, la Région ajoute apporte également son soutien financier à la sécurisation des parcours professionnels de 70 salariés.


Retour en images

Heuliez sauvé : le pacte d'actionnaires a été... par Region-Poitou-Charentes

mercredi 22 février 2012

Les points sur les "I"

La France qui souffre des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy
Le candidat Sarkozy s'est rendu à Alstom, là où, tout va bien, notamment grâce aux commandes de trains des Régions.

Il devrait retourner là où la France souffre de ses promesses non tenues.
Ségolène Royal a donné dans une PME innovante de La Rochelle, des exemples de promesses non tenues et s'est entretenue par téléphone avec Edouard Martin, délégué syndical d'ArcellorMittal dont l'usine de Florange est menacée de fermeture.


Exemple 1 – Entreprise New Fabris (Chatellerault) - « 400 emplois promis ». Résultat : L'entreprise a fermé.

Exemple 2 - Fonderies du Poitou Alu (Ingrandes) - «  Des commandes de Renault et annoncées par Besson sont toujours attendues ». Entreprise en très grande difficulté.

Exemple 3 – Aubade (Saint Savin) - Entreprise de lingerie délocalisée.

Exemple 4 - Tempête Xynthia - Mars 2010 - Sarkozy promet sur place 3 500 kilomètres de digues neuves en France et 150 kilomètres de digues en Région. On en est très loin.
 
Exemple 5 - Dégâts sur le PME du secteur photovoltaïque – 800 000 logements mal isolés rénovés promis lors du Grenelle. Bilan : 100 000.
Mars 2011 : faillite des entreprises photovoltaïques suite à la baisse des prix.

Exemple 6 – Heuliez (Cerizay) – La promesse de participation au capital de 10 millions d'euros par la FSI n'a pas été tenue. C'est la Région qui l'a fait.

Exemple 7 - Crédits aux PME : promesses du 20 octobre 2008 non tenues.

Exemple 8 – Entreprise CAMIF (Niort) – Chatel promet sur place le reclassement de 70 % des 600 salariés. Résultat 17 % seulement ont retrouvé un emploi.

Exemple 9 – Visite en Charentes le 9 juin 2011 avec les agriculteurs. Trois annonces face à la sécheresse :
·    SNCF et armée pour le transport du fourrage,
·    200 millions d'euros de prêts,
·    réduction de l'irrigation sur 14 000 hectares.
Aucune n'a été tenue. La détresse des éleveurs a seulement a été mise en scène.
Exemple 10 - « ALSTOM doit aussi beaucoup aux commandes de train passé par les Régions ». 166 trains commandés le 27 octobre 2009 et payés par les Régions représentant 900 emplois chez Alstom et ses sous-traitants.
Conclusion : le candidat Sarkozy devrait avoir le courage d'aller aussi à Gandrange et Florange.

Trois ouvriers - Édouard Martin (ArcellorMittal, CFDT) en duplex par téléphone depuis Gandrange, Dominique Duval (NewFabris, FO) et Jean-Luc Huet (Fonderies du Poitou Alu, CGT) - se sont exprimés pendant la conférence de presse. Ce qui a contraint le candidat Sarkozy a répondre « qu'il allait s'occuper de Florange » !

Avec mépris et en s'énervant, le candidat Sarkozy a dit aux salaries d'Alstom que « la dame de la région ne voulait pas que je vienne vous voir »  !

Rien n'est plus faux. Ségolène Royal a dit que c'était facile d'aller là où ça va bien grâce aux régions qui ont commandé 160 trains mais pas courageux de ne pas aller à Gandrange, Newfabris, Fonderies du Poitou etc. Là où ses promesses non tenues ont fait beaucoup de dégâts. Voilà la vérité.

samedi 18 février 2012

Bonjour
La campagne de François Hollande se met en place partout dans le territoire des Deux Sèvres les équipes vont distiller les bonnes paroles et surtout aller voir les gens ceci est très important dans le clip du porte à porte sur le site de la force citoyenne il est indiqué comment le faire , c’est surtout dans cette démarche que cela paiera , comme le dit François Hollande allez chercher les voix , allez parler a ceux qui n’ont plus rien et qui n’ont plus envie de voter , la bataille est aussi sur le net pour 65% des internautes , a la télé bien sur et sur le terrain et a ce sujet François hollande nous adresse un message vidéo  pour ceux qui sont sur le terrain



le terrain rien que le terrain

le meeting de Châtellerault fut une réussite une bonne délégation des deux sèvres était présente , Ségolène Royal et Arnault Montebourg ainsi que toutes les personnalités et les élus de tous les départements de la région étaient présents.

La campagne est bizarre ne nous laissons pas envahir par les sondages souvenons de la campagne de Lionel Jospin , tout était joué on était envahit par de bons sondages et hop beaucoup d’abstentions vous connaissez le résultat….
Alors Nicolas Sarkozy dans cette campagne  affiche une fausse humilité destinée à accréditer sa prétendue proximité avec le peuple , il décrédibilise Hollande en dressant de lui le portrait d’un crétin doublé d’un escroc ; il écarte  écarter toute référence à l’action gouvernementale du quinquennat qui s’achève.

il retrouve son ton, naturellement agressif, pour taper comme un sourd sur Hollande en l’accusant, sans rire, de « mentir matin et soir ». Une accusation frontale qui, irrésistiblement, appelle la bonne vieille réplique populaire « Tel on est, on voit les autres ! », eu égard à l’impressionnante litanie des mensonges proférés depuis des années par Sarkozy dans tous les domaines, y compris pour faire mousser sans vergogne les défunts de sa propre famille.


Nikolaevitch Kaztoypovkon
il prend un air doucereux et contrit pour avouer quelques erreurs (sans citer le moindre de ses échecs) mais en plaidant la recherche constante des solutions « justes » qui ont présidé à toutes ses actions. Curieuse notion de la « justice », illustrée, entre autres mesures inéquitables, par la Loi Tepa et l’allègement de l’Impôt sur la fortune !
Alors méfions nous cet un OPNI (Objet Politique Non Identifié) il n’est pas de gauche , il n’est pas de droite , il n’est pas au centre , il est nul part idéologiquement parlant , mais matériellement il est avec le capitalisme , il n’est même pas libéral , il aime l’argent , ce n’est pas une tare mais le “fric” est sa raison d’être d’ailleurs il l’a dit , alors les amis ne le combattez pas sur l’idéologie il n’en a pas , combattez le sur l’escroquerie car si il est battu et on compte sur vous , les affaires vont le rattraper et il n’aura plus l’immunité car des affaires il y en a le problème qui est a résoudre c’est : les Français n’en peuvent plus de voir Sarkozy envahir chaque jour leur espace vital. Ils sont en overdose depuis des mois, voire des années. Par chance, le candidat UMP ne voit rien, n’entend rien. Comment le pourrait-il ? Depuis 2007, il n’a pas eu le moindre contact avec la France réelle. C’est pourquoi son réveil risque d’être douloureux de 6 mai. Faute d’avoir été un peu plus à l’écoute de ce peuple dont il prétend abusivement être le serviteur zélé, c’est à l’écoute de Johnny Halliday et Mireille Mathieu qu’il pourrait être réduit le 7 mai. il est à l’image de sa stratégie de conquête c’est un opportuniste comme il a naguère conquis la Mairie de Neuilly en 1983, mais en bénéficiant du décès soudain de l’édile en exercice, Achille Peretti, et surtout en intriguant, sur la dépouille encore chaude du maire, pour obtenir d’un Chirac dépassé l’investiture aux dépens de Pasqua, pourtant successeur désigné de Peretti. Hauts-de-Seine, ton univers impitoyable ! Dès lors, l’élection dans ce ghetto friqué n’était plus qu’une formalité pour le candidat officiel du RPR qui deviendra également député sans plus de difficulté, eu égard à la sociologie très conservatrice de la circonscription.
Il se sert , il ne sert pas , les autres ceux qui l’entourent sont idéologiquement à droite
la synthèse est dans la photo du triptyque que Nathalie Lanzi nous a envoyé

l'empire en pire
a suivre donc et venez nous voir aussi nombreux sur la force citoyenne 79 d’autre surprises vous attendent a bientôt les amis !
Nicolas

mercredi 15 février 2012

Sa sufisance récupère les idées de Ségolène Royal

Quand Sarkozy devient Ségoléniste…
Chèr(e)s ami(e)s,
Et si la stratégie de nabot 1er nabot 1er n'était pas tout simplement de récupérer les idées de Ségolène pour les imprimer dans la campane , les mots , les idées de Ségolène Royal ont été mémorisées dans l’inconscient collectif de la population et les faisant ressortir d'une part dans les médias et dans les discours ces phrases marquent les esprits puisque qu'elle sont déjà imprimées et alors elles deviennent crédibles c'est trés subtil c'est comme une 25eme image ceci d'une part et ensuite d'autre part se les approprier par exemple le candidat de l’UMP aurait décidé, selon son entourage de placer sa campagne sous le signe du « pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Lui qui nous a fait subir 5 ans, selon Ségolène Royal de « dégénérescence de la démocratie » ! 



Comment ne pas rappeler ici les nombreux discours et écrits de Ségolène Royal. Sarkozy puise aux meilleures sources !
Le 7 février dernier, à Marseille, elle déclare : « nous sommes dans une démocratie en pleine dégénérescence car nous avons oublié le cœur de la démocratie. Et le cœur de la démocratie, c’est par le peuple, pour le peuple et avec le peuple ».
Des convictions de toujours redites encore le 28 Janvier, à Grenoble lors du débat organisé par Libération et Marianne, à cette occasion, Jacques Julliard lui rendra d’ailleurs hommage à rappelant que « c’est Ségolène Royal qui a remis la Nation, et donc le peuple, dans la République et nous a rendu la Marseillaise et le drapeau tricolore ».
À Bully-les-Mines, le 20 janvier 2011, lors du lancement de sa campagne des primaires, elle déclare : « Nous agirons avec les Français, et non pas contre eux comme c’est le cas aujourd’hui et nous reviendrons aux fondamentaux de la démocratie , le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple ». 


Ségolène Royal : le discours de Bully-les-Mines par segolene-royal


Et que dire des critiques si virulentes de Sarkozy et de l’UMP lors du discours de Dakar prononcé par Ségolène Royal, le 6 Avril 2009.« En oubliant ce principe fondamental « par le peuple , pour le peuple » nous voici tous entraînés collectivement vers le gouffre ».
Depuis 2006, Ségolène Royal met le peuple au cœur de toutes ses décisions, que ce soit dans sa région ou dans la façon dont elle a mené sa campagne présidentielle et l’élaboration de son programme.
Rappelons nous lorsqu’elle salue à Charlety, le 1er mai 2007, en lançant à 70.000 personnes « je vous salue, peuple de France ».
Que n’a t-on entendu sur la démocratie participative ? Sarkozy déclarait en 2007 « La démocratie participative, c’est la fin de la politique. C’est la forme ultime de la démagogie ».
Rappelons nous, à l’automne 2010, après des semaines de manifestations, sa demande d’un référendum sur les retraites ? Le réferendum alors moque et rejette par le pouvoir actuel qui aujourd’hui nous en annonce 3 : chômeurs, immigrés et règle d’or.
Il est assez cocasse de voir aujourd’hui un Président qui s’inspire, en copié collé de son adversaire de 2007 et tente de récupérer des thèmes qu’il n’a eu de cesse de fouler au pied.
Nous saurons dénoncer cet écart entre les discours et les actes.
Ségolène Royal continuera a porter la voix des sans voix .

dimanche 12 février 2012

Ségolène Royal a ouvert la voie

La gauche et François Hollande peuvent espérer la victoire, mais rien n'est gagné, même si les indices sont là et ne se dénombrent pas seulement dans les sondages.

Le mouvement qui s'est constitué, et qui va s’amplifier pour finalement l’emporter, doit à la patiente construction de son projet par François Hollande, au rythme qu’il imprime à sa campagne et surtout à la liberté de ses prises de position.

La dynamique vient du fond de l’histoire de la gauche. A la victoire de François Mitterrand qui avait brisé la spirale d'échecs dans lesquels était enfermée la gauche depuis des dizaines d’années, à la modernité des thèses de Michel Rocard ou de Jacques Delors, à la rigueur éthique de Lionel Jospin, nous ajouterons l'audace et la liberté de Ségolène Royal.

Pour elle, François Hollande appelle à la vigilance, afin que la place qui lui revient lui soit rendue, et il a raison.

Il y a eu, sans aucun doute, bien des maladresses et des improvisations dans la campagne de Ségolène Royal, mais qui peut s’en dire à l’abri? Elle fut victime d’un tir de barrage comme peu en ont essuyé. Elle n’a pas toujours reçu le soutien qu’elle aurait pu espérer. Mais elle a su redonner à la gauche le gout de l’inventivité politique, la liberté de sortir du périmètre où le conformisme assigne et enlise.

Qui n’use aujourd’hui de l’ordre juste comme marque de la société à édifier? Qui ne reconnaît qu’elle fut la première à manifester une attention prioritaire à l’égard des cités populaires? Sans rien céder sur le droit à la sécurité de tous? Elle fut la première encore à promouvoir l’instauration d’une banque publique en soutien spécifique aux PMI et PME, et un cadre juridique identique au small business act des Etats-Unis.

La démocratie participative, c’est Ségolène Royal. Elle n’est pas à omettre en temps de crise, en temps de crise surtout. Et l’exigence environnementale, à l’heure où tout pousse à l’oublier. Au moment où l’Europe hésite et vacille, elle prônait les Etats-Unis d’Europe comme le seul remède à des demi-solutions pour des problèmes demeurés entiers. Rêveries? N’est-ce pas là où, peu à peu, nos amis allemands du SPD notamment, et même quelques voix de la CDU, parviennent? Enfin, elle a fait chanter La Marseillaise avec cœur à des centaines de milliers de Français. Elle a réconcilié les Français avec le drapeau tricolore. Ce n’est quand même pas mince.

Ségolène Royal, on le vérifiera encore à l’occasion de cette campagne, a conservé l’amitié et l’estime des électeurs. Chacun sert à sa place. La sienne sera éminente à défaut d’être première. La vigilance à son égard à laquelle appelle le candidat François Hollande –demain le sixième président de la République Française, espérons-le–, ce n’est pas seulement de la courtoisie, même si ce n’est jamais superflu, c’est de la reconnaissance.

mardi 7 février 2012

Ségolène Royal entre en campagne


Quand on lui demande comment elle va, le sourire est tremblé. Mais la voix est ferme et le moteur politique prêt à rugir. Nicolas Sarkozy martèle en coulisses que François Hollande a tiré toutes ses cartouches ? «Il nous reste les baïonnettes alors. Et la guerre de tranchées !» dégaine Ségolène Royal avec son rire guttural. Le chef de l’Etat promet de «nouvelles idées» ? «Je ne les vois pas. C’est trop tard, tranche-t-elle. Bref, Royal est de retour. Et «aux avant-postes» comme elle s’y est engagée. Interviews dans la presse, présence sur les ondes et les plateaux télé. L’ex-candidate à l’Elysée tiendra demain à Marseille sa première «réunion publique de soutien à la candidature présidentielle». Elle sera à Châtellerault avec Arnaud Montebourg le 16 février. Et participera à un meeting avec François Hollande le 22 mars à Rennes.
Effacée. Vendredi 15 h 45, on la rencontre dans les bureaux parisiens de la région Poitou-Charentes à Montparnasse. Dans l’agenda serré de la présidente de région, le temps nous est compté. Vingt-sept minutes chrono pour faire le point sur son rôle dans la campagne. Et opérer un retour sur cette dernière séquence où «le corps privé» et «le corps public» de Ségolène Royal - selon sa propre expression - ont été soumis à rude épreuve. De sa défaite, le 9 octobre, où elle n’obtient que 7% des voix et lâche en larmes que «c’est dur». Jusqu’au grand meeting de Hollande au Bourget, le 22 janvier où, assise au premier rang, Royal s’est vue effacée de la vidéo retraçant le parcours politique et personnel du candidat PS. Avant de demander dès le lendemain «le respect et la vérité». «Ça devait être épouvantable de voir son ex-compagnon avec sa nouvelle compagne réussir sa campagne. Et l’entendre faire un discours dix fois plus réussi au Bourget que celui qu’elle avait tenu à Villepinte [le 14 février 2007, ndlr]. Tout devait se mêler», analyse un dirigeant socialiste. «Le film était indélicat. Elle a eu l’intelligence de répliquer sur le terrain politique. Mais la blessure était personnelle. Ils ont fait l’ENA ensemble, sont entrés ensemble à l’Elysée et ont été élus députés ensemble en 1988, et ils ont fait quatre enfants. François est beaucoup plus attaché à Ségolène qu’il ne le dit publiquement», précise un proche de Hollande. Lequel assurait le surlendemain du Bourget que «le film serait refait» pour corriger ce «défaut de vigilance». Certains verront dans le retour annoncé de leur couple politique à Rennes - «à la demande de François», précise l’entourage de Royal - un geste de réparation. Et une façon de conforter son image de rassembleur, en commençant par sa famille recomposée. Dès septembre, le candidat confiait que s’il était désigné, Royal aurait une place particulière dans sa campagne. «Ségolène, son envie de rebondir est plus forte que tout. Et son honneur est sauf», assure un proche du candidat.
«Dynamique». Dure est la loi de la primaire : le vaincu doit soutenir le vainqueur. Dans le cas de Royal, l’équation politico-familiale est encore plus complexe. A l’automne, elle avait été sévère avec Hollande. Ensuite il y a eu les résultats. Pendant 24 heures, Royal, sous le choc, refuse de prendre ses concurrents au téléphone. Ses enfants l’entourent. Elle réunit vite son premier cercle de collaborateurs. «Elle nous a dit qu’il ne fallait pas rejouer Reims [congrès où elle a été battue de 102 voix par Martine Aubry pour accéder à la tête du PS]», raconte l’un d’eux. Pas question de retomber dans les «rancœurs, les contestations», confirme Royal. «Ma responsabilité politique était de mettre tout mon poids dans la balance pour que notre candidat ait l’avance la plus importante possible pour créer une dynamique de campagne», explique-t-elle, avant de confier que vis-à-vis de ses enfants, le fait que ce soit leur père - et non Martine Aubry - qui sorte premier des urnes lui a facilité la tâche du ralliement. «J’étais consciente de leur situation. C’est quand même spécial d’avoir deux parents candidats.» Et concurrents.
Après, elle est partie en voyage. En Inde en décembre. «Je suis allée à Pondichéry chez des amis.» Et au Sénégal, début janvier. «J’en ai profité pour aller inspecter mes actions de coopération à Fatick. Et me suis retrouvée au meeting de Youssou Ndour. J’ai vu que si Wade était candidat, cela allait finir dans le sang.» Elle a pris de la distance, y compris avec les raisons de son échec, même si elle les analyse encore au présent. «Je suis démolie par les sondages. Dès le départ, je suis la seule à être battue par Nicolas Sarkozy. Trois sondages par jour, parfois sur des échantillons de 200 personnes ! A un moment je dis : c’est hallucinant. Les gens ont voté utile, je les comprends. Sans les sondages ils se seraient dit : "Elle a l’expérience d’une campagne…"» raconte-t-elle. Avant de concéder que «peut-être [son] image était collée à 2007… Peut-être que les gens se sont dit : "Elle a été battue une fois, elle va se faire battre une deuxième fois."» Sa déception est à la mesure de l’expérience accumulée pendant cinq ans dans son laboratoire régional et ses universités populaires. «Je n’ai pas donné de la visibilité à tout le travail que j’ai fait. Je ne suis pas la même qu’en 2007. Je n’ai pas la même épaisseur. D’ailleurs si je tiens malgré tout ça, c’est que j’ai une solidité, une force intérieure.» Et puis il y a le soutien de ses enfants. «Ma dimension maternelle est très importante, même dans ma vie politique, si je n’avais pas ce second plan… Il faut tenir le lien familial», dit-elle. C’est aussi ce lien qui la tient.
A moins de quatre-vingt jours du premier tour, Royal ne se trompe pas d’adversaire : «Je veux que la gauche gagne. On aurait pu gagner en 2007. La France a subi cinq ans de Sarkozy. On n’a pas le droit de le laisser nuire au pays.» Son rôle dans la campagne se décide en famille. «Au QG de Hollande, Thomas [leur fils, ndlr] aide son père et monte les déplacements de sa mère», explique son entourage. Les deux se parlent régulièrement au téléphone. Et leurs rôles respectifs sont bien définis. «Ce n’est pas moi la candidate. C’est son travail d’articuler les propositions», rappelle-t-elle. «Elle apporte une vraie plus-value à François. Et lorsqu’elle fait des bourdes - enfin des propositions iconoclastes -, juge un dirigeant du PS, cela ne lui coûte pas, car elle n’est pas perçue comme sa porte-parole.»
Banlieues. Royal va faire campagne avec ses armes. Objectif : mobiliser ceux chez qui parmi ses 17 millions d’électeurs du second tour de 2007 l’avait choisie avec ferveur. Même si beaucoup ne se sont pas déplacés pour elle à la primaire. «Mais cela n’empêche pas l’extraordinaire impact qu’elle a dans les quartiers populaires. Elle va aussi taper le FN avec sa radicalité, sa capacité à toucher le cœur des citoyens»,  Ségolène est un amplificateur de la «ferveur raisonnée» suscitée par le candidat du PS. A Marseille, Royal compte se démarquer «du discours misérabiliste sur les banlieues et dire aux jeunes : "Prenez-vous en main, on est à vos côtés"». Elle va aussi développer la nécessité de rendre le pouvoir au peuple. «Il y a un déficit démocratique majeur. Le peuple se sent écarté de tout. La réforme fiscale ou la mutation énergétique ne se feront que si les gens sont associés», prévient-t-elle. Un «power to the people» (le pouvoir au peuple) destiné aussi à canaliser JeanLuc Mélenchon et Marine Le Pen «Les gens sont intelligents, ils savent que les solutions du FN sont irréalisables. Mais ils veulent casser la baraque parce qu’ils ne voient pas clairement ailleurs de changement des règles du système», note-t-elle. Il est «trop tôt» pour redouter une forte abstention sous l’effet de la crise puisque la campagne «ne s’est pas emballée du fait de la fausse campagne» du président-candidat. Royal place 2012 sous le sceau d’une injonction paradoxale : «Il y a une soif de politique et une montée du discrédit de la parole politique.»
Perchoir. D’autres épreuves l’attendent. Pendant qu’elle était en Inde, ses proches ont négocié sa candidature aux législatives avec le PS. Ils affirment que Martine Aubry et Lionel Jospin sont intervenus pour que la première circonscription de La Rochelle lui soit réservée. Et qu’elle «n’aille pas au casse-pipe d’un vote de sections noyautées» par son adversaire PS, Olivier Falorni, 39 ans, un proche de… Hollande. Le Rochelais a beau jeu de dénoncer un «parachutage de la honte pour faire du trampoline» et rebondir à la présidence de l’Assemblée. «La victimitude, ça suffit», dit-il. Impériale, Royal ne dément pas son ambition pour le perchoir. «C’est une maison que je connais bien, j’ai fait quatre mandats de député», glisse-t-elle. «La fabrication de la loi, la gestion des groupes politiques, par rapport aux décisions de l’exécutif. Oui, bien sûr, cela m’intéresse», dit-elle tout en refusant de se projeter au-delà du 6 mai. Pour ne pas vendre la peau de l’ours Hollande. Qu’elle accepte de brosser, mais pas toujours dans le sens du poil.



Ségolène Royal un parcours d'exeption

Ségolène Royal, un parcours d'Exception 2007-2011 par lesblogueursassocies

mardi 17 janvier 2012

Ségolène Royal communique


La Conférence Sociale Régionale poursuit la bataille pour l'emploi et la relance économique

Ségolène Royal a réuni aujourd’hui à Poitiers la Conférence Sociale Régionale pour l’Emploi, pour analyser la situation économique et apporter des réponses concrètes et faire le bilan des actions
régionales pour conduire ensemble la bataille pour l'emploi. Des résultats très positifs ont été obtenus dans le cadre du Pacte pour l'emploi de jeunes.
Les actions suivantes ont ainsi été retenues :
- Un plan de lutte contre le chômage des seniors,
- 1000 actions pour l’accès à l’emploi, avec les contrats d’apprentissage, les BRDE, les emplois associatifs et les nouveaux emplois tremplins des seniors,
- Un plan de sécurisation des parcours professionnels, associant chômage partiel et formation,
- Le soutien aux actions innovantes, avec le renforcement des actions pour l’accès aux services numériques, tant pour les PME qu’au travers de la formation des chômeurs,
- La priorité pour les PME de la région pour les travaux publics
faits en Poitou-Charentes.

La Conférence Sociale Régionale pour l’Emploi a été mise en place en 2008 par Ségolène Royal pour associer aux élus régionaux les représentants des partenaires sociaux, les chambres consulaires et
les représentants des acteurs de l’économie sociale et solidaire.


Ségolène Royal invitée de Elysée 2012 sur I>Télé par segolene-royal